La vieille femme mangeuse d’estomac

 

Il était une fois, un homme vivait avec sa jeune femme et sa mère. Un jour, l’homme tua un bœuf et remit l’estomac à sa femme pour qu’elle le fasse cuire. Sa femme fit cuire l’estomac et le soir venu, ils se regroupèrent tous et le mangèrent. Sa mère était vieille et n’avait plus de dents et l’estomac était trop dur pour elle.

Le lendemain matin, l’homme partit en voyage. Une semaine passa et il revint. Cependant, il remarqua que la bouche de sa mère semblait bouger.

Le soir venu, il attendit que sa femme apporte le repas. Mais elle ne bougeait pas d’un poil.

Finalement, il perdit patience et alla lui dire : « Femme! Va me faire cuir le reste de bœuf d’hier

Sa femme lui répondit : « Il n’en reste plus.»

En vérité, elle avait terminé le bœuf avec ses copines.

« Mais où est passé toute cette viande? », demanda l’homme.

Sa femme lui répondit : « Ta petite maman a tout mangé. Tu n’as pas remarqué que sa bouche gouge du matin au soir? »

L’homme fut très en colère contre sa mère. Il alla la rejoindre et lui dit :

« Viens maman, on va prendre un peu d’air. »

Sa mère était aveugle. Elle lui répondit tout de même : « Que Dieux te bénisse. J’en ai ralebole de rester enfermer dans la maison. »

L’homme prit la main de sa mère et la fit tourner sur elle-même pendant quelques minutes. Quand il vit qu’elle était fatiguée, il la fit asseoir sous une falaise et dit : « Reste ici, il fait bien chaud. »

Il grimpa la falaise et rendu en haut, il versa tellement de sable sur sa mère qu’elle s’y perdit.

Quelque temps passa et un beau jour, il eu envi de déterrer le corps de sa mère. L’homme alla chercher sa pelle et la déterra.

Une fois, il crut entendre sa mère appeler : « Qui-es tu? »

L’homme lu répondit : « Maman, tu es vivante? »

Elle dit : « Bien sur que je suis vivante. Peu de temps après ton départ, j’ai été enseveli dans le sable. »

Il lui prit la main et l’aida à se relever. Il secoua ses vêtements et vit que sa bouche bougeait encore.

Il lui demanda : « Qu’est-ce que tu manges? ».

Elle lui répondit : «  L’estomac de bœuf que ta femme avait fait cuire la dernière fois. »

La vieille femme recracha le morceau de viande de sa bouche. Elle l’avait tellement mastiqué, qu’il était devenu tout blanc. Son fils venait tout juste de comprendre toute l’histoire. Il en fut très embarrassé.

Lorsqu’ils revinrent à la maison, avec colère, il dit à sa femme : « Maudite folle! Tu as accusé ma mère? Tu vas payer ce que tu as fait! »

Avant qu’il ne change d’avis, il attacha sa femme à la queue du cheval qui courait tellement vite qu’il la déchiqueta en mille morceaux.

منبع


محمد جواد خاوری(گردآورنده و باز نویسنده)، قصه های هزاره های افغانستان

 

Prévisions d’hiver

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Il était une fois, il y avait un homme très pauvre qui dans le monde entier avait juste une vache. Un jour, il se dit : « C’est l’hiver maintenant, je vais aller tuer ma vache et vais sécher sa viande pour en manger jusqu’à la fin de la saison froide. » Il la tua et remit le rumen à sa femme et dit : « Apporte-le au bord de la rivière et lave-le. Les enfants et moi allons ramasser cette viande. »
Ils avaient deux enfants. En l’absence de la femme, le père leur dit que : « Cette viande ne suffira pas pour tous. Quand votre mère arrivera, ne la laissez pas entrer ni par la porte ni par mori» (Petit trou dans le toit pour laisser échapper la fumée et entrer la lumière).
La pauvre femme nettoya le rumen et revint à la maison, et vit que la porte fut fermée à clé. Alors, elle s’en alla sur le toit au bord de mori« Pourquoi n’ouvrez-vous pas la porte? » demanda-t-elle. Les enfants dirent : « Père dit que cette viande ne suffira pas pour quatre personnes pendant l’hiver. » La femme pleura et supplia mais rien fit ouvrir la porte devant elle. Son mari cria : « Va et nourris-toi avec le rumen que je t’ai donné ce matin. »
Le jour tomba. Il faisait noir et les chiens aboyaient. La femme leur lança le rumen et s’en alla. Elle marcha, elle marcha et marcha jusqu’à temps qu’elle vit de la fumée sortir d’un endroit dans les montagnes. Elle se dit : «Je vais voir ce qui s'y passe et de toute façon je n'ai rien à perdre.» Elle partit.
Arrivée là, elle vit une grotte dans laquelle les fées fêtaient un mariage. Elle y remarqua également trois chaudrons remplis de « halawa », de riz et de viande. Vu qu’elle avait très faim, elle mangea tout ce qu’elle put. Les fées étaient trop concentrées par leur fête qu’elles ne se rendirent pas compte de l’humaine qui s’était introduite dans leur demeure. Lorsque le mariage prit fin, tout le monde s’en alla et la femme y resta toute seule.
Le temps passa et un jour, elle se mit à penser à ses enfants et se dit : « Je vais aller voir ce qu’il leur est arrivé. »
L’hiver prit fin. La femme se mit donc en route vers son ancien foyer. Lorsqu’elle y arriva, elle s’installa près du « mori » et regarda à travers le trou. Elle vit ses enfants et son mari couché sur le dos, morts de faim.
Un des enfants dit alors : «Mon bon Dieu, donne-moi à manger. » Sa mère, qui avait apporté un peu de nourriture avec elle, en donna un peu à son fils. Son frère lui demanda : « Que manges-tu? » Il lui répondit : « Rien du tout. » L’autre réclama à son tour : « Mon bon Dieu, donne-moi à manger. » La femme lui en donna aussi.
Son mari voyant cette scène, répéta: « Mon bon Dieu, donne moi à manger! » Sa femme prit une roche et la lança dans la bouche de l’homme. Celle-ci se remplit de sang. Les enfants effrayés regardèrent sur le toit et virent que ce fut leur mère. Ils dirent : « Mère, pourquoi as-tu fais cela? »
Elle leur répondit : «Losque votre père a tué la vache il m’a jetée à la porte. L’hiver a passé et la viande est aussi terminée. Mais Dieu ne m’a pas laissée mourir de faim. Maintenant, je vis dans une grotte. Vous me manquiez, donc je suis venue vous voir et vous emmener avec moi. Cependant, je n’ai rien à faire avec votre père.
Son mari lui supplia autant de fois qu’il le put que : « Emmène-moi avec toi », mais sa femme n’accepta pas. Elle lui dit : « Je te jette à la porte de la même façon que tu l’a fais avec moi. »


منبع :
محمد جواد خاوری(گردآورنده و باز نویسنده)، قصه های هزاره های افغانستان

La femme qui aimait son mari

Il y a fort longtemps de cela, une femme vivait avec son mari berger. Dans la journée quand elle terminait ses tâches ménagères, elle allait s’asseoir sous les rayons du soleil et commençait à filer la laine. Elle y emmenait également son bol de pain et de Dough (mélange de yaourt et de l’eau). Son pain séchait et durcissait tandis que son yaourt prenait le goût du soleil. Quelques roches reposaient également près d’elle. Tellement que son mari l’aimait, il ne la questionnait jamais la raison de ce geste de peur de lui faire causer du chagrin. Mais un jour, sa curiosité l’emporta et le lui demanda. Elle lui répondit : « Toi, tu es à la prairie du matin au soir où il fait très chaud. Ce n’est pas juste que je mange du pain chaud et de l’eau froide tandis que tu manges une nourriture tout à fait différente. Alors, je mange du pain sec pour avoir mangé le même que le tien et je laisse mon yaourt sous le soleil pour que si tu en bois un au goût du soleil, le mien ne serais pas frais. Je dispose aussi les roches de cette façon car si tu arrives fatigué et fâché de ton travail et que tu as envie de me frapper, tu trouveras facilement ce que tu cherches.

 

منبع

محمد جواد خاوری(گردآورنده و باز نویسنده)، قصه های هزاره های افغانستان